thématiques

Les problématiques suivantes seront abordées :

 

1.      Management des politiques publiques

2.      Dynamiques d’internationalisation des entreprises

3.      Transformer les chocs culturels en révélations culturelles : le management interculturel, défis et        solutions

4.      Born Global Firms et PME internationales dans l’environnement bi-régional

5.      Comportement du consommateur : de la consommation matérialiste à la recherche d’expériences

6.      Responsabilité sociale de l’entreprise

7.      Les relations de production dans les chaînes mondiales de valeur

8.      Énergie : la collaboration bi-régionale, ses défis et ses opportunités

9.      Gestion des risques professionnels et technologiques

 

Une sélection des communications sera proposée à Management international (MI). Un ouvrage collectif sur le thème de la conférence sera également publié. Les communications présentées dans la session 1 seront proposées, après un processus d’évaluation en « double-aveugle », à la revue Politiques et Management public ; celles présentées dans la session 8 seront soumises à une revue spécialisée.

 

La participation des doctorants et jeunes chercheurs est encouragée.


1. management des politiques publiques

Responsables : Profs. Jean-Michel Saussois - ESCP Europe et Pablo González - Universidad de Chile

Contacts : saussois@escpeurope.eu, pgonzale@dii.uchile.cl

 

La mise en œuvre des politiques publiques est un processus complexe qui s’effectue dans le cadre d’organisations publiques obéissant à des règles spécifiques. Chaque pays a, en effet, sa propre façon de résoudre les problèmes que l’on considère des problèmes de société (réduire le chômage, contenir les dépenses de santé, rééquilibrer les territoires, favoriser l’entrepreneuriat…). L’accent sera mis sur les conditions organisationnelles de la mise en œuvre des politiques publiques en insistant sur les problèmes de coordination entre ministères ou agences et sur les problèmes de gestion du temps dans la mesure où le temps politique n’est pas le temps administratif. Les études de cas de mises en œuvre sont souhaitées, de même que des travaux portant sur la gestion de projets de changement (de nature informatique ou autre) et sur l’évaluation de politiques publiques spécifiques. L’approche empirique intègrera toutes les disciplines, aussi bien la gestion que la sociologie des organisations ou les sciences politiques.

 

2. dynamiques d'internationalisation des entreprises

Responsables : Profs. Juan Enciso - EGADE Business School Tecnológico de Monterrey et Jean-Paul Lemaire - ESCP Europe

Contacts : juan.antonio.enciso@itesm.mx jplemaire@escpeurope.eu

 

Seront explorés dans cette session les processus d’internationalisation des entreprises latines et européennes dans le cadre des relations bi-régionales et avec le reste du monde.

  

La session est ouverte à des travaux multidisciplinaires qui abordent les facteurs institutionnels, culturels et organisationnels qui ont une incidence sur la façon dont sont conçues et menées les dynamiques d’internationalisation au sein des entreprises des deux régions. Une place sera faite aux questions de développement durable (régulations et autres) et à la façon dont les entreprises répondent aux demandes croissantes émanant des gouvernements et de la société civile.

3. transformer les chocs culturels en révélations culturelles: le management interculturel, défis et solutions 

Responsables : Profs. Robert Wilken - ESCP Europe et Olivia Hernández-Pozas - EGADE Business School Tecnológico de Monterrey

Contacts : rwilken@escpeurope.euolivia_hdz_p@itesm.mx

 

Cet atelier se place du point de vue des entreprises qui sont aux prises avec une économie de plus en plus mondialisée. Notre réflexion initiale s’appuie sur le constat suivant : les transactions commerciales conduisent de plus en plus les entreprises à franchir les frontières nationales. Une autre évolution majeure est prise en compte : à un niveau intra-organisationnel, c’est à dire au sein des entreprises, la diversité culturelle s’est banalisée.

 

C’est pourquoi nous accordons une attention particulière aux différents défis liés à toute interaction entre les entreprises et les collaborateurs ou représentants d’entreprises adoptant diverses méthodes de prise de décision et divers styles de négociation et, de façon plus générale, révélant leurs positions et leurs opinions à l‘égard des relations professionnelles. Quels problèmes risquent de surgir quand des entreprises interagissent dans des environnements interculturels, par exemple quand des entreprises latino-américaines sont confrontées à des entreprises européennes ou à des équipes culturellement mixtes ? Comment traiter, résoudre, voire même éviter de tels problèmes ?

 

Le périmètre géographique de cette session ne se limite pas aux situations interculturelles impliquant l’Amérique latine et l’Europe, bien que les contributions situées dans ce champ soient privilégiées. Cependant au moins, l’une de ces deux régions devra être prise en compte. Par ailleurs, une préférence sera accordée aux contributions empiriques, qualitatives ou quantitatives, sans exclure pour autant les contributions de nature différente.

4. Born Global Firms et PME internationales dans l’environnement bi-régional

Responsables: Profs. Sergio Postigo - Universidad de San Andrés et Miguel Palacios - ESCP Europe

Contacts : spostigo@udesa.edu.ar, mpalacios@escpeurope.eu

  

Si la question des nouvelles entreprises internationales et des entreprises born global fait l’objet de nombreuses études en international entrepreneurship, l’exploration de ce phénomène mérite d’être approfondie, notamment dans la perspective des pays émergents et, plus spécialement, de l’Amérique latine. L’objectif de cette session est de saisir l’état d’avancement de la recherche dans ce champ en y apportant, entre autres, le regard des relations bi-régionales entre ces types d’entreprises. Les contributions seront de nature théorique et empirique.

5. Comportement du consommateur : de la consommation matérialiste à la recherche d’expériences

Responsables : Prof. Charlotte Gaston-Breton - ESCP Europe et Gabriel Alfonso Perez Cifuentes - Universidad de los Andes

Contacts : cgaston-breton@escpeurope.eu, gaperez@uniandes.edu.co

Le modèle économique en vigueur, intimement associé à l’accumulation de biens matériels, est aujourd’hui remis en question tout comme la conviction que le succès et le bienêtre matériel vont de pair avec une société plus productive. Forts de ce diagnostic, les organisations et les individus révisent leurs priorités et cherchent des modèles alternatifs pour atteindre l’épanouissement et le bonheur. Les entreprises répondent à ce nouveau besoin en proposant des marques qui cultivent le bonheur du consommateur ("Don't worry, be happy" de Dunkin Donuts aux USA, "Nivea Happy sensation" en Europe, ou encore "Open happiness" de Coca-Cola dans le monde). La session invite à une réflexion sur la transformation de l’acte de consommer en Amérique latine et en Europe.

 

Thèmes suggérés : le matérialisme en Europe et en Amérique latine, le rapport émotionnel marque-consommateur, l’expérience dans le lieu d’achat, différences culturelles dans la satisfaction du consommateur, l’impact des variables économiques et psychologiques sur le bonheur, le rôle des réseaux sociaux et de l’environnement digital dans le bienêtre, communication et expériences de marque. Les communications porteront au moins sur une des deux régions (Europe et Amérique latine), au mieux sur les deux.

6. Responsabilité sociale de l’entreprise

Responsable : Prof. Olivier Delbard - ESCP Europe et Adrian Zicari, ESSEC (France)

Contacts : delbard@escpeurope.eub00265409@essec.edu

 

La RSE (responsabilité sociale de l’entreprise) est aujourd’hui un excellent révélateur de la mondialisation en cours des pratiques managériales. D’inspiration très nettement anglo-saxonne et notamment nord-américaine dans un premier temps, la RSE se déploie aujourd’hui dans des contextes culturels et régionaux distincts, donnant lieu à d’autres approches, comme par exemple l’école francophone, très active dans le domaine.

Pour ce qui est de l’Amérique latine, il semble qu’un processus d’hybridation de la RSE soit en cours, dans lequel les pratiques philanthropiques traditionnelles se voient remises en question par la pression des marchés internationaux ou plus généralement par des injonctions managériales venues d’Amérique du Nord ou d’Europe.

Le but de cet atelier est de dresser un état de lieux de ces pratiques d’hybridation et des problématiques afférentes pour tenter de dessiner les contours de la RSE latino-américaine de demain. Toutes les approches sont les bienvenues dans la mesure où elles abordent, d’une manière ou d’une autre, les processus sous-jacents à cette hybridation de la RSE et les influences croisées Amérique du Nord/Europe/Amérique latine à l’œuvre en matière de déploiement de démarches développement durable/RSE dans les entreprises et avec leurs parties prenantes.

7. Les relations de production dans les chaînes mondiales de valeur 

Responsables : Prof. Jean Ruffier - DR CNRS, IAE, Université Jean Moulin, Lyon 3 et Hernán Manson - Senior Officer Sector Competitiveness at International Trade Centre (UNCTAD/WTO)

Contacts : jean.ruffier@univ-lyon3.fr, hmanson@gmail.com


Les relations économiques et commerciales entre deux zones comme l’Amérique latine et l’Europe passent, aujourd’hui, par la description et l’analyse des chaînes mondiales de valeur dans lesquelles Europe et Amérique latine convergent.

 

Seront accueillies dans cette session les communications portant sur l’analyse de chaînes de valeur impliquant l’Europe et l’Amérique latine ainsi que toute réflexion théorique permettant de mieux appréhender la problématique des chaînes de valeur, notamment en intégrant les notions de droits des travailleurs et de développement durable. L’accent sera mis également sur les travaux montrant comment les petits et moyens producteurs peuvent s’insérer de façon efficiente et durable dans les Chaînes Mondiales de Valeur, soit en participant à plusieurs chaînes, soit en s’appuyant sur des traders ou des pouvoirs publics locaux ou via d’autres modalités.

 

Seront également bienvenues les analyses portant sur la façon dont les entreprises multinationales qui opèrent sur les deux continents gèrent leurs chaînes d’approvisionnement de commodities, la manière dont elles prennent en compte la recherche de durabilité et les relations qu’elles entretiennent avec les responsables des politiques publiques, dans un contexte où la question de la sécurité sanitaire et alimentaire posent des exigences croissantes.   

8. Energie : la collaboration bi-régionale, ses défis et ses opportunités

Responsables : Profs. Kostas Andriosopoulos - ESCP Europe, Alejandro Ibarra Yunez - EGADE Business School Tecnológico de Monterrey et Ernesto Badaraco - Instituto Tecnológico de Buenos Aires
Contacts: Mme Georgia Makridou, gmakridou@escpeurope.eu, aibarra@itesm.mxepbadaraco@gmail.com

Cette session se veut un espace de dialogue et d'échange entre chercheurs et managers afin de partager réflexions et résultats de recherche portant sur la théorie et la pratique moderne de la modélisation, la gestion du risque, la valorisation des actifs et la gestion de l'énergie. L'on portera une attention particulière à la modélisation et à la régulation énergétiques. La session réunira des représentants des gouvernements, des organisations internationales, des institutions financières, des entreprises du secteur énergétique, des cabinets juridiques et des experts en énergie de haut niveau afin d'aborder les défis et les opportunités associés à l'industrie de l'énergie en Amérique latine et en Europe. 

9. Gestion des risques professionnels et technologiques 

Responsables : Claude Gilbert - FONCSI-CNRS et Jorge Walter - Universidad de San Andrés

Contacts : claude.gilbert@msh-alpes.frwalter@udesa.edu.ar

  

Les rapports Amérique latine – Europe en matière de sécurité au travail et de sécurité technologique sont très riches car ils sont le fruit d’une longue coopération et d’études conjointes. Seront abordées des questions telles que le transfert de technologies de gestion des risques dans les rapports maison-mère filiales. La diffusion et la certification de nouvelles normes, les changements dans les cultures de sécurité et la gestion de ces changements font partie aussi des analyses souhaitées, tout comme la question de la professionnalisation et du développement de compétences en matière de sécurité, de violence au travail et des risques psychosociologiques. Des contributions sur la conception et la mise en œuvre de nouveaux outils de gestion seront également bienvenues, sachant que ces suggestions n’épuisent pas l’éventail des possibles contributions.